Revenir à Saison Promo-Découverte 2011

Nogaro, 1er au 3 avril

Voici donc un CR de mon premier week-end de course à Nogaro, en ouverture des Promosport et toute première édition de la catégorie Promo Découverte.

Il s’agit bien sûr de MON week-end, autrement dit: celui d’un gars hyper stressé et qui n’a aucune expérience de la course (normal, c’est le principe de cette catégorie… hum… Sauf pour certains apparemment ? OK, mais bon, l’erreur viendrait plutôt de la FFM à mon sens… Bref…), mais non plus aucune expérience du roulage avec une moto piste (jusqu’à maintenant, hormis une journée à Lédenon il y a 3 semaines, je roulais sur piste avec ma SV 1000 S de tous les jours).
Je récupère donc ma moto au garage qui finissait ma préparation (installation des bocaux de récupération principalement) le jeudi soir, 18h30. Autrement dit, bien au dernier moment, le gars ayant été débordé, et même annoncé 2 jours plus tôt qu’elle ne serait pas prête pour ce week-end, leur mécano étant en vacances ! Jolie montée de stress à ce moment là !! Devant mon insistance (tu m’étonnes !), et quand même compréhensif, il s’y est mis lui même.

Je vais donc la récupérer vers 18h00. Il manque encore le passage au banc et, surtout, le fameux sésame certifiant que la moto n’est pas dangereuse (car c’est une RSV, le règlement FFM demande ce papier… que mon concessionnaire avait refusé de me faire). Mauvaise surprise: au banc elle ne sort que 105,6 ch, soit 96 à la roue. Soit elle n’est pas débridée, soit elle est fatiguée. Mince, ça commence bien. Pour bien me rassurer, le gars me fait:
– « Elle est où ta première course ? »
– « Nogaro »
– « Ha… Ben tu vas manger dans la ligne droite… »
Merci !!! 🙁

Bon, il me fait le certificat qui va bien, me sort la facture (plutôt bonne surprise au passage, je m’attendais vraiment à plus. Toujours ça de pris !) et j’embarque la moto. Reste plus qu’à tout préparer, charger la bagnole, et hop, réveil le vendredi matin à 4h45, histoire, si possible, d’être à Nogaro dès l’ouverture des vérifications administratives et techniques qui démarrent à 11h.
Finalement, entre la vitesse moins élevée que prévu (ça serait dommage de paumer ou de retourner la moto !), le plein de la R6 et du bidon à faire en arrivant, une petite erreur de trajet et une entrée de circuit pas assez bien indiquée à mon goût, j’arrive sur place à 11h30…

Je file direct aux vérifs administratives, tandis que Mimi (ma femme) se tape le déchargement de la bagnole, montage de tente et tout le bazar… Au passage, un gros merci à elle pour son assistance et son soutien sur tout le week-end. Seul ça aurait été l’horreur !!!
Je me pointe à la tour de contrôle, là où ont lieu les vérifs administratives autour des 12h. Cool: y a déjà une sacrée queue. Je vais poireauter une bonne 1/2 heure. Bon, c’est mon tour: Présentation de ma confirmation d’engagement et de ma licence (je crois que c’est tout…), et j’avance de guichet en guichet, où on me donne à tour de rôle:
– Le livret technique, qui devra me suivre toute la saison et que je vais oublier ici… Bien sûr je ne m’en apercevrai que plus tard !!
– Une paire de gants Dunlop, histoire de bricoler sans se mettre trop crado.
– 4 Pass Accès Stand, pour les accompagnants.
– Le transpondeur, à penser à remettre dans la 1/2 heure qui suit la dernière course. Comme je n’ai pas de support, je dois en acheter un: 8€ le petit bout de plastique avec la goupille…
Voilà pour les premières formalités.
Ha, juste en sortant de ce bureau, un photographe m’explique qu’il faudra que je repasse en tenue complète pour une photo « obligatoire » (s’il le dit…) devant le panneau des sponsors.
Voilà, 1ères formalités accomplies, je peux regagner l’emplacement sur le paddock. Petite précision: entre mon emplacement et la tour de contrôle (donc vérifs administratives, techniques, camion Dunlop…), il y a quasiment 600m, mesurés à l’instant même sur Google Earth. Détail qui aura son importance plus tard, au moment de faire plusieurs aller retours ! 😉
Reste à décharger la moto, finir d’arrimer la tente (avec des disques d’haltères, vu qu’on peut évidemment pas planter de piquets dans le bitume du paddock !), monter le parasol de marché prêté par un pote (merci Lolo !). On va manger un morceau avant d’attaquer la fin de mise en conformité de la moto. Le repas sera vite vu, car je ne peux quasiment rien avaler, trop nerveux…
Allez, j’attaque la moto afin de pouvoir l’amener aux vérifs techniques. Reste à freiner les bouchons de remplissage et de contrôle de niveau d’huile, virer la béquille latérale, installer la « dent de requin », faire monter les pneus Dunlop (qu’il faut d’abord aller acheter…). ça devrait être relativement rapide… sauf que… Je n’ai ni de quoi démonter la béquille (clé alen plus grosse que celles que j’ai), ni les roues (outil spécial pour la roue avant (genre clé alen de 19), clé de 32 pour l’arrière, ce que j’avais oublié de vérifier…).
Bon, heureusement, de sympathiques voisins vont me dépanner (un différent pour chaque outil, lol !). Bon, avec tout ça, ça va être trop juste pour les pneus. Je file au contrôle. Grrr !!! Impossible de remettre la main sur ce fichu livret technique (voir plus haut !) ! J’y vais donc avec Mimi, qui portera la béquille arrière, tandis que je roule avec le bas de carénage au bras, car il faut présenter la moto avec celui-ci démonté… Là-bas, Mimi reste près de la moto pendant que je vais réclamer mon livret (ils s’étaient aperçus que quelqu’un avait oublié le sien !) et acheter les pneus, pour les présenter en même temps. Me voilà soulagé au passage de 304€ !!
C’est mon tour (il y a finalement très peu d’attente). Le bas de carénage et les pneus sont vérifiés en 2 secondes, puis les différents éléments de sécurité (freinages de vis et bouchons notamment) et enfin les papiers de la moto. Ils restent à discuter de longues secondes sur mon dossier RSV accompagné de son certificat, puis finalement c’est bon ! (gros soulagement, car c’est le point qui m’inquiétait le plus !). Par contre, il me faut freiner la grosse vis qui maintient l’échangeur eau/huile. Le gars me demande si j’ai de quoi le percer. Comme je lui dit non, il me conseille de trouver un collier à serrer autour, et de freiner celui-ci, puis de repasser ensuite pour terminer. Cool. Bon, c’est l’affaire de quelques minutes. Je pique ça à mon voisin de paddock (un gros merci à toi Fabien, Promo 500 Cup #99, pour ton assistance, tes conseils, ainsi qu’à ta copine Elodie pour votre hospitalité, vos encouragements et votre sympathie !). A y être, je pars avec l’équipement complet, car il faut aussi faire inspecter ça. C’est réglé pour le fameux collier, l’équipement est inspecté assez rapidement. Mort de rire: celle qui inspecte ma combi me demande de lui montrer les « étiquettes ». Je fouille donc pour lui montrer l’homologation et la mention comme quoi la doublure est en coton… Mais non, c’est pas ça qu’elle veut voir. C’est juste si j’ai bien mis les badges Dunlop et FFM !!! La fermeture à clip de mon casque ne pose aucun soucis. J’avais un peu peur, bien qu’il réponde à l’homologation, qu’ils veuillent une boucle « double D ».

Nogaro, notre emplacement

Voilà, je suis ok pour la course ! A être en tenue, je file chez le photographe pour la photo « obligatoire » !
Ha oui… entre temps (je sais plus trop quand !), y a eu le briefing. Relativement basique, règles de sécurité, organisation, plus quelques conseils du responsable technique de chez Dunlop. Un p’tit jeune, la vingtaine à tout casser, me laissera un peu sur le c… en demandant si on est limités à un train de pneus par week-end, ou si on peut changer après chaque course… ! Moi qui pensait garder le mien plusieurs courses !
Une énorme partie de mon stress s’est enfin évanouie, c’est pas trop tôt !! Le camion Dunlop étant bondé, et sur les conseils du gars qui m’a vendu les pneus, je les ferai monter demain à l’ouverture du camion, à 8h. En attendant je vais démonter les roues. Pas trop de soucis pour l’arrière (faut quand même démonter la protection de chaine), mais l’avant récalcitre. C’était pas une bonne idée d’acheter une béquille qui prend sous le bas des bras de fourche, surtout sur une R6: le bras coté droit étant plus long que l’autre, à cause de la vis de bridage, ce qui complique un peu la tâche mais surtout, risque de rendre très difficile le remontage, au moment de remettre l’axe ! Heureusement, mon voisin a une béquille qui prend sous la colonne de direction. Démontage des étriers (il faut donc couper puis refaire le freinage des vis…), et c’est ok.
Et voilà, c’est terminé pour ce soir !!! L’appétit va un peu mieux. On mange tôt, direction la douche (pas géniale d’ailleurs: l’eau est vraiment très chaude, pourtant d’habitude j’aime ça, mais surtout elle est « souffrée ». On a un peu l’impression de se doucher à l’eau d’égout !!! Heureusement, l’odeur ne reste pas… enfin, je crois !), puis dodo ! Entre la très courte nuit de la veille, les 5 h de bagnole et le stress de l’après midi, on se pieute à 9h !!! La nuit sera quand même assez moyenne, les 2 couches de matelas mousse de 7mm d’épaisseur étant un poil justes sur le bitume !
Avant ça, je me passe quand même une bonne dizaine de fois le tour de circuit en caméra embarquée, que j’ai amené sur mon netbook. Si ça peut me faire gagner un peu de temps sur la recherche de trajectoires demain… Le gars tourne en 1’48 ». Hors je sais qu’il tourne dans les mêmes temps que moi à Lédenon. Comme je ne connais pas la piste, je prends un peu de marge et vise entre 1’50 » et 1’52 ».

Debout à 7h. Histoire de prendre un p’tit dèj tranquille et d’être parmi les premiers au camion Dunlop, et avoir le temps de tout remonter avant la séance qualif à 11h40 (soit à 11h20 en prégrille).
Vu que j’ai 2 jantes montées + 2 pneus à amener au camion, je vais demander au gars qui surveille les passages si je peux y aller en voiture (souvenez-vous, les fameux 600m…). Il me dit que non (de manière toutefois très sympa), mais que j’ai qu’à demander à la navette électrique (enfin, plutôt à son conducteur !), qui est là pour ça. Elle est stationnée à 20m de mon emplacement, ça tombe bien. C’est OK. Je charge le bazar dedans et on y go. J’arrive parmi les premiers (1 gars devant moi), au moment ou ça ouvre. Comme la navette est repartie, je récupère mes vieux pneus pour les rapporter à l’emplacement, en attendant qu’ils me montent les nouveaux ainsi que l’équilibrage. Et un 1er aller retour à pattes… Je reviens, les jantes sont montées, l’équilibrage en cours. Quelques minutes d’attente et je peux repartir avec une jante à chaque main… avec une pause en cours de route, car je sens plus mes épaules ! Je comprends mieux l’utilité des jantes allégées ! lol !!
Remontage… OK pour l’avant. L’arrière est assez long à bloquer… Bizarre… D’autant plus bizarre qu’une fois bloquée, la roue ne tourne pas du tout !!!!!! Haaaaaaaa !!! J’ai paumé l’entretoise !!! (le gars de Dunlop nous avait pourtant prévenu au briefing). En 2 secondes tout s’écroule (sauf le stress, qui remonte en flèche !), et je me vois déjà abandonner direct, car je ne sais même pas à quoi elle ressemble, cette foutue entretoise, et pas sur que ce soit les mêmes sur les R6 plus récentes (il ne doit pas y en avoir d’autres de 2000…). On se ressaisit, réfléchit un peu… Inspection du coffre de la voiture… Pas là… Direction le camion Dunlop (3ème aller-retour !), au cas où elle serait tombée là-bas et qu’ils l’auraient vue. Ouf ! C’est bien ça, elle est rangée de coté ! Pfiouuuu ! Je souffle un bon coup !
Remontage… (le bon cette fois !). Je refais le freinage des étriers avants, et c’est OK. J’ai droit à quelques instants de détente. Enfin, détente… C’est un bien grand mot, car la séance de qualif approche, et on peut pas vraiment dire que ça me rende zen !! Surtout qu’il va falloir découvrir le circuit, les pneus, et roder ceux-ci. Mais ça, c’est rapide: 2 à 3 tours maxi d’après le gars de Dunlop.

Nogaro, nouveaux pneus

Allez, c’est l’heure. Une grande inspiration et j’y vais… Avant de me faire refouler avant même l’entrée en pré-grille : Hier je suis allé en 2 fois faire contrôler la moto, et du coup ils ont oublié de me coller la pastille qui va bien et qui signifie que la moto est OK ! J’y retourne, c’est bon, on me la met sans rechigner (enfin, après vérification sur leur cahier que ma moto est bien passée la veille…). Cette fois c’est la bonne. En pré-grille, je peux me faire une idée plus précise du matos présent… Pas tellement de vieilles bécanes quand même. A priori, quasiment aucune de 2000, comme la mienne. Gloups… Puis y en a quelques uns (entre 6 et 8 je dirais à vue de nez) qui ont le groupe électrogène et les couvertures chauffantes. Re-gloups !!
La grille s’ouvre et nous voilà partis sur le circuit, pour le découvrir surtout, mais aussi pour essayer d’y faire un temps pas trop pourri. Le transpondeur est pas là pour rien ! Je n’ai pas grand chose à dire sur ce roulage. J’apprends, suis des trajectoires très hésitantes au début, de moins en moins au fur et à mesure, même si 10 tours au final, c’est très très peu. En particulier, j’ai beaucoup de mal avec l’escargot, et je ré-accélère trop tard en sortie de l’épingle qui suit la ligne droite, me retrouvant en milieu de piste au lieu d’aller chercher le bord gauche avant d’attaquer la cassure à droite qui suit… A un moment, dans l’escargot, je suis venu toucher le point de corde et ai commencé à ré-accélérer… alors que je n’étais pas encore arrivé dans la partie qui se referme. Petite chaleur en sortie du coup !!! Le freinage en bout de ligne droite est génial, quoiqu’un peu chaud ! Je prend 272 compteur (faux bien sur, à cause de la démult raccourcie…) au moment de chopper les freins pour passer l’épingle en 2. Le freinage sous la passerelle Dunlop est très chaud aussi. Je ne sais pas pourquoi j’ai souvent eu tendance à attraper les freins trop tard et eu du mal à y entrer proprement.
La séance se termine. Mimi m’attend à la sortie du contrôle sonomètre (90db ! c’est vraiment très peu non ??), et m’annonce un 1’49 ». Cool, je pensais pas vraiment tomber sous les 1’50 » !
Le classement affiché quelques minutes plus tard révèlera un 1’47″183 ! Très satisfait du temps. Du coup je suis un peu surpris que ça me mette seulement 27ème sur 37 partants. Je pensais le niveau moins homogène dans ce genre de catégorie. Je suis à 7″138 de la pôle (Jannis Van Der Slikke), mais finalement à 3″ de la 9ème place, les chronos étant assez serrés ensuite. Derrière c’est serré aussi, hormis les 5 derniers, assez éloignés, au dessus de 1’54 ».

Une petite idée du tracé. La ligne de départ n’est pas à l’endroit de la flèche, mais dans la ligne droite suivante, après le « S », un peu après le « 4e »…

Bon, cette fois, y a plus qu’à se détendre pour le reste de la journée. On verra bien demain ce que ça donne. Bien qu’espérant progresser (mes chronos se sont améliorés de tour en tour, normal en découvrant la piste, et je peux donc espérer améliorer encore en course), je me fixe comme objectif prudent de finir dans les 25 premiers, voire les 20, en étant plus optimiste.
Classement ICI, et détail tour par tour LA.
Méfiance quand même quant à la météo qui semble incertaine et, surtout, le physique ! Les qualifs ont duré 10 tours, mais j’ai ralenti dans les 2 derniers, à bout de force, trop crispé sans doute, et plus une goutte de salive dans la bouche. Il me faudra une bonne 1/2 heure pour récupérer ! Les courses, c’est 11 tours le matin, 12 l’après-midi ! Aïe !!!
Fin de soirée en compagnie des sympathiques voisins, et dodo (toujours après la douche qui pue !!).

Réveil assez matinal (normal, la Finale 1 est à 8h30, soit 8h10 en pré-grille !). Montée de stress, p’tit dèj qui descend pas, petit astiquage de la moto histoire de penser à autre chose… et l’heure approche. Mon beau-frère et son fils (mon neveu, quoi !) arrivent au moment où je m’équipe, et contribuent à me détendre un peu. Les photos et vidéos sont assurées, mon beau-frère étant un véritable japonais !!! (ceci dit… guère plus que moi, qui suis aussi un mitrailleur fou… mais pas ce week-end !). Allez, je démarre et pars. Enfin, presque: j’ai oublié les gants ! Je les mets et repars. Tiens, il se met à bruiner. Super ! Pas assez pour vraiment mouiller la piste toutefois. Je patiente nerveusement en pré-grille et c’est parti pour le tour de mise en place.

Nogaro, pregrille course 1

On chauffe légèrement les pneus, puis c’est l’occasion, lors du départ ligne par ligne pour le tour de chauffe, de tester un départ avec le bruit des autres autour. Ben ça a l’air d’aller. un peu trop même, je dois couper car je pars en wheeling un peu trop tôt.


Départ du tour de chauffe


Dans les 200 derniers mètres du tour de chauffe, le bruine se transforme en vraie pluie. Pas très forte, mais pluie quand même. On pouvait pas rêver mieux pour une première !!! Gloups, faudra être prudent sur les premiers tours !
Feux rouges, on charge l’avant et maintient la moto dans les tours… Feux verts. On lache tout et c’est parti !! Ha, ça part pas trop mal, j’en ai doublé quelques uns ! Le classement tour par tour me révèlera que j’ai gagné 8 places lors du 1er tour, malgré une bonne équerre de l’arrière au freinage du S du lac, juste avant la ligne de départ. Ça glisse quand même un peu ! Ensuite, c’est flou: je double, je me fais doubler… Je pense doubler plus que je me fais doubler, mais aucune idée d’où j’en suis… les derniers tours sont un peu une corvée: je suis envahi de buée, ce qui m’oblige, par exemple, à attaquer le freinage en bout de ligne droite d’une main, tandis que l’autre maintient la visière ouverte !!! Je la rouvre dans tous les bouts droits. Dire qu’un motopistien, sans doute plus connaisseur que moi (Mimil ou Ze Bip-Bip, je ne me souviens plus, désolé !), m’avait proposé en pré-grille de me mettre un rislan pour empêcher la fermeture totale de la visière… J’ai décliné, habitué à rouler sous la pluie sur route, et n’ayant jamais eu de buée avec ce casque. Ouais… Sauf que sur route on s’essouffle et transpire un peu moins !!! Quel âne !
Boulet

Je profite de ceux qui me doublent doucement pour me dire que, si ça passe pour eux ça doit passer pour moi, et accélère un peu. Jusqu’au moment ou un gars me double assez nettement. J’accélère pour le suivre, mais il se gaufre comme il faut, à l’accélération de la sortie de l’épingle. Visiblement c’est pas le bon rythme ! Ralentissons donc un poil ! Je crois d’ailleurs que c’est cet accident là qui causera le drapeau rouge. Non pas qu’il soit grave, mais il y en avait déjà un dans l’épingle, ça commencait à faire beaucoup pour les commissaires. J’ai compté en gros une dizaine de chutes ou sorties. En réalité, certains sont repartis, car il n’en manque « que » 5 à l’arrivée.
Fin de course. ça a pas trop mal été. Je pense être dans les 20, mais, à voir les sourires et grands gestes de la famille, c’est peut-être un peu mieux !! Ils me rejoignent:
– « t’es 11ème ou 12ème ! On sait pas trop, dur de compter avec les attardés et les chutes. Enfin, c’est sur que t’es dans les 15 ! ». Génial !!! Inespéré ! Je file à ma tente. Les voisins, plus expérimentés, m’attendent encore plus enthousiastes:
– « Félicitation, t’es 6 ou 7ème !! ». Hein ? Pas possible, vous délirez ou quoi ? Le classement qui arrive quelques minutes plus tard me confirme 8ème ! En réalité, j’étais bien 6ème, mais le drapeau rouge comptant le classement au tour précédent, les 2 derniers que j’ai dépassés n’ont pas compté !
Bon, on se calme ! La course cet aprem, sans doute sur le sec, devrait me remettre à ma vraie place, celle dictée par les qualifs. C’est vrai que, roulant toute l’année, par tous les temps, en moto, il est possible que je sois plus habitué que la moyenne au roulage sur le mouillé. Mon meilleur tour en course est d’ailleurs à 3 secondes de celui du vainqueur…

Classement Finale 1
Classement tour par tour Finale 1 (très intéressant ça… Wink)
Chronos tour par tour Finale 1 (pas mal non plus)


Petite vidéo de la 1ère course, sur piste mouillée.


Un peu de repos (avantage du mouillé, c’est bien moins dur physiquement, même si c’est plus exigeant nerveusement), on en profite pour regarder un peu les autres courses. Bon, les promo c’est quand même un bon cran au dessus… Repas en famille (enfin, repas… Sandwiches quoi !!). Petite sieste pour essayer de contrer le stress remontant en vue de la finale 2 (départ à 16h20), puis je vais regarder une paire de course, depuis la tribune au freinage de l’épingle. Mauvaise idée: c’est la finale de la CB 500 Cup. Y a des saignants, et du coup des gamelles. Pas rassurant du tout quand on sait qu’on roule juste après. Ni pour moi, ni pour ma femme, qui va stresser à chacun de mes passages et compter les tours qui me séparent de l’arrivée…

Ça va être l’heure, j’y vais. Rémi (mon neveu) m’accompagne pour les détails d’ordre pratique (mine de rien, ça doit pas être évident de venir seul sur une course …). Cette fois la course se passera sur le sec. Ze Bip Bip (membre du forum Moto-Piste) vient me voir en pré-grille, pour me féliciter pour ma course du matin et m’annoncer qu’il l’a déjà annoncé sur le forum ! Cool, merci ! thumright
Mise en grille, tour de chauffe… et départ. J’ai failli me faire avoir, car la moto avait un ralenti bizarre à ce moment là, comme si elle allait caler. J’avais juste oublié d’enlever le starter ! Le départ est très bon. Je décolle plutôt bien et plonge immédiatement à l’intérieur du 1er gauche, puis un trou me permet aussitôt de replonger à la corde du droit suivant, trop bon ! Le classement révèlera que j’ai passé le 1er tour en 13ème position, en partant 27ème ! Ensuite, c’est bien moins mouvementé que le matin sous la pluie. Je me fais doubler dans le 2ème tour, puis redouble un autre pilote dans le 3ème. Plus de changement jusqu’au dernier tour, hormis 2 places gagnée à cause d’une double chute à la sortie du 1er droite après la ligne de départ, au 9 ou 10ème tour. De plus, dans les 4 ou 5 derniers tours, je prends en ligne de mire un concurrent, qui se retourne régulièrement pour jauger son avance. Cela me motive, et je le recolle à 2 tours de la fin. Il continue de se retourner, ce qui lui met sans doute un peu trop de stress, et dans le dernier tour, il se fait une équerre à la ré-accélération à la sortie de l’escargot, ce qui l’oblige a prendre la corde bien trop tôt dans le gauche qui suit. J’en profite pour élargir mon entrée dans ce virage, afin de ré-accélérer bien plus tôt que lui. Ça fonctionne, et je le double avec quelques bornes de plus dans la cassure à droite qui suit, qui passe à fond. Reste à assurer le freinage au bout de la ligne droite ! Je freine plus tard que d’habitude, mais laisse quand même la porte ouverte, au cas où il se foire en tentant un freinage de fou (c’est le dernier tour !). Je reste bien à gauche et entre tard dans l’épingle: Ma femme est à cet endroit dans les tribunes, je voudrais pas me faire percuter devant elle ! Heureusement il est un peu plus loin que prévu (mais je ne le sais pas). Idem, dans le freinage sous la passerelle Dunlop: freinage tardif, entrée un peu en vrac mais large dans le double droite qui suit, mais ça suffit, il ne repassera pas !
Comme à la première, je ne sais pas où j’en suis, mais pense être dans les 20 quand même. De nouveau, les visages et gestes de la famille me feront penser que c’est mieux. En effet, je suis 10ème ! J’ai amélioré mon temps des qualifs de 3 secondes (1’44″362). Mieux encore: je suis 6ème au cumul des 2 courses ! Bien bien mieux que ce que j’espérais !!!

Classement Finale 2
Classement Tour par tour Finale 2
Chronos Tour par tour Finale 2
Classement Général Nogaro


La 2ème course, sur piste sèche, filmée depuis l’épingle.

Nogaro, course 2


Et quelques photos de la course…

Voilà, maintenant, il s’agit de ne pas s’enflammer pour Lédenon, et de pas commencer à se prendre pour un pilote !! (je suis quand même à 1’17 » du premier, sur 12 tours c’est assez énorme quand même)
Il me faut peaufiner ma « check list », pour éviter certains oublis (outils, nettoyage moto (j’avais le produit, mais pas les chiffons !), nettoyage des mains, poids supplémentaires pour arrimer la tente…). Il faudra que je montre mon pneu arrière chez Dunlop, savoir si l’usure est normale ou si elle est due à un mauvais réglage de suspensions (la gomme semble bien arrachée sur le flanc droit…). Comme Lédenon tourne à gauche, je vais essayer de la garder aux qualifs pour voir ce que ça donne… Purée, si je dois le changer à chaque course, ça va un peu exploser mon budget…

Nogaro, pneus apres course...


La tête des pneus, après une course, dont une manche sur le mouillé !

Dernière bonne nouvelle: Physiquement, les 12 tours de la Finale 2 ont été bien moins éprouvants que les 10 des qualifs. Sans doute dû à un pilotage plus détendu et relâché, suite aux conseils du mécano de Vincent Zaragoza (7ème au général en Promo 500 Cup, mais en finissant 10ème de la Finale 1 suite à un bris de chaine à l’entrée du S du lac, à 200m de l’arrivée, alors qu’il était 4ème !), autre voisin de paddock. Merci à eux pour leurs conseils, et la petite bière sympathiquement offerte au moment de l’apéro pour fêter ma 8ème place du matin ! Sympas les gars (merci aussi pour le prêt d’outils) !!!

Voilà, j’ai fini ! Ceux qui voulaient un CR détaillé doivent être servis, désolé pour les autres !!!
J’espère avoir donné un aperçu assez réaliste du « comment ça se passe » à ceux qui vont débuter prochainement. N’hésitez pas à poser vos questions !

Ciao !

(20 commentaires)

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    • Franck on 8 avril 2011 at 17 h 50 min

    pffff ça s’est du compte rendu.
    toutes mes ficelles de calçon pour cette première.
    très bien et tu seras de plus en plus relâché.

    • cochise on 8 avril 2011 at 18 h 09 min
      Author

    Merci ! (il m’a fallu quelques longues secondes pour comprendre les « ficelles de caleçons ! ;))

    • guillaume on 8 avril 2011 at 18 h 24 min

    Genial. il y a encore un peu de boulot. J’espere qu’on se rencontrera au mans.
    Ca doit etre genial ce type de course.
    encore merci.

    • cochise on 8 avril 2011 at 19 h 17 min
      Author

    Désolé Guillaume, je serai pas au Mans: Je fais déjà 6 courses, j’ai éliminé les 3 plus éloignées (Le Mans, Croix, Carole).
    Tu ne viendras pas dans le sud ?

    • Olivier on 8 avril 2011 at 22 h 18 min

    Excellent !!! félicitations c’est énorme pour une première !!!! Vivement Ledenon que je te voie en vrai 🙂

    • cochise on 8 avril 2011 at 22 h 34 min
      Author

    Merci merci !
    Bon, faut relativiser: c’est une première pour tout le monde ! (ou presque…)

    • Rémi on 8 avril 2011 at 22 h 49 min

    Wouah ! Génial le compte rendus !! Avec les bonnes photos et vidéos, c’est super ! 😉
    Très bonnes premières courses, je regrette vivement de pas pouvoir venir a Ledenon, c’était vraiment un super week-end a Nogaro (enfin dimanche pour moi !^^) !
    Très fier des premières courses de mon oncle moi, tiens ! 😀

    • cochise on 8 avril 2011 at 22 h 55 min
      Author

    Lol ! Merci Rémi !
    C’était super cool que vous soyez venus, vraiment. (en plus ça permet, justement, d’avoir pas mal de photos et vidéos :wink:).
    Je te revois à Pau début juillet ? C’est un peu moins loin que Nogaro pour toi, non ?

    • papi on 9 avril 2011 at 8 h 46 min

    Super,je me suis régalé avec les images et le CR,
    par contre je n ai pas vu de BEUMEUVEU!
    Félicitations et bonne piste
    Donne moi les dates pour LEDONON,ci on est par la avec FABRICE
    A+

    • Rémi on 9 avril 2011 at 14 h 00 min

    Oui je serais surement à Pau ! 😉 C’est sensiblement pareil que Nogaro niveau distance (162km pour Nogaro, et 172km pour Pau).

    • cochise on 9 avril 2011 at 18 h 06 min
      Author

    Si Christophe, y avait 2 BM dans ma catégorie. Une n’est pas partie, l’autre est assez loin… C’est pourtant une sacrée bécane cette S 1000 RR… !
    Lédenon, c’est 23-24 avril (toutes les dates sont inscrites dans la colonne de droite: « événements à venir » 😉

    OK Rémi, rdv à Pau alors ! 😉

    • Fred Béchard on 9 avril 2011 at 20 h 18 min

    Bravo mon Richard, je m’y suis cru tant sur la moto que parmis tes supporters…tellement il y a de détails ds ton CR. Très impressionné par ta prestation, sincèrement.
    Bonne continuation et à bientôt très certainement sur un circuit.
    Fred

    • vacquier jean-pierre on 10 avril 2011 at 9 h 48 min

    Bravo et pour la course et pour ton CR.Pour une 1ère c’est vraiment encourageant pour les autres courses, d’autant que tu sauras comment ça se passe pour les formalité techniques et administrative.
    Affaire à suivre et encore bravo!

    • cochise on 10 avril 2011 at 10 h 39 min
      Author

    Merci !
    Mais comme je le dis dans le CR, il ne faut pas s’enflammer: les autres aussi débutaient (pas tous en fait… notamment le vainqueur. Bref…), sur certaines courses il y aura plus de monde (donc forcément plus dur de bien se classer), et Lédenon et Pau sont très compliqués, même si je connais Lédenon…
    Bref, on verra ça dans 15 jours. Objectif: dans les 15 premiers. 😉

    • DEGOUY Romain on 12 avril 2011 at 18 h 53 min

    Salut,

    je voulais te féliciter pour ton CR.
    Je roulerai aussi à Albi et Alès en promo découverte (kawa ZX9R)

    a+

    Romain

    • cochise on 12 avril 2011 at 20 h 02 min
      Author

    Merci 😉
    On devrait se voir là-bas alors ! Tu as quel numéro ? Quelle année ta Kawa ?

    • DEGOUY Romain on 13 avril 2011 at 14 h 56 min

    Hé bien, on m’a donné le 42. Je vais roulé sur un ZX9R de 2001 stock. J’ai juste mis un poly acheté d’occaz, et 2,3 bricoles pour le contrôle technique. Et encore, j’ai pas fini.

    a+

    • cochise on 13 avril 2011 at 23 h 16 min
      Author

    OK. Bon, tu as encore le temps d’ici Albi 😉

    • lolo 34 on 15 avril 2011 at 7 h 00 min

    bravo!!!!
    encore bravo!!
    donne moi les dates pour pau ?

    • cochise on 15 avril 2011 at 7 h 59 min
      Author

    Pau: 9 et 10 juillet.
    Y aura aussi Albi, 30 et 31 juillet (moins loin quand même !!)

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