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Pau-Arnos, 22 au 24 juin – Cochise #134

Revenir à Saison Promo-Découverte 2012

Pau-Arnos, 22 au 24 juin

Compte rendu du weekend de course à Pau Arnos, 4ème manche de la saison (la 3ème pour moi), catégorie promo-découverte.

Retour dans le sud-ouest

3 semaines après Nogaro, retour dans la belle région du Sud-Ouest, pays du foie gras, du confit et autres Armagnac (miam, slurp !!), pour la course de Pau Arnos.
Souvenir plutôt mitigé de la course de l’an dernier, où j’avais connu ma qualif la plus catastrophique de l’année : 29ème position sur 33 engagés, avec un horrible chrono de 1’35″140. Heureusement les choses s’étaient assez nettement améliorées en course 1 (18ème, meilleur tour en 1’30″533), et surtout en course 2 (12ème, meilleur tour en 1’28″970), sans que je puisse expliquer, même un an après, pourquoi j’avais été si lent en qualifs… Je suis toutefois relativement optimiste, car je sais que j’ai progressé depuis, et mon souvenir de la course 2 est plutôt bon, avec encore en tête certaines sensations et des trajectoires bien dégrossies. Par contre, faudra quand même pas trop s’endormir, car il y a cette année 70 engagés. Il faut donc faire dans les 35 meilleurs temps pour accéder à la finale A. L’an dernier, le milieu de grille correspondait en gros à 1’31″, mais, à ce que j’ai vu sur les 2 premières courses, le niveau a vraiment progressé cette année.

 

Le tracé du circuit de Pau-Arnos. La ligne de départ/arrivée se situe entre les points 0 et 1.

 

Nous partons donc vendredi matin à 4h50, avec un rendez-vous à 5h pour récupérer un reflex numérique (merci Boubou !!). On devrait, du moins c’est le but, pouvoir ramener des photos plus jolies que d’habitude… Cette fois, on part à trois (Mimi et Kévin m’accompagnent). Ce qui aurait dû poser un sérieux problème de place dans la voiture, mais en fait pas tant que ça, car le beau-frère et la belle-sœur (qui habitent à une petite heure du circuit) nous prêtent leur camping-car !! On économise donc tout ce qui est tente, réchaud, casseroles, couverts… Avec en prime la perspective de bien meilleures conditions de couchage, un frigo… Bref : Le grand luxe !!

On arrive sur le circuit vers les 10h et repère un emplacement suffisamment grand pour y installer le barnum, la remorque et le camping-car. On vide la voiture, et Mimi repart aussitôt avec pour aller l’échanger contre la maison roulante ! En plus, nous sommes à quelques dizaines de mètres seulement de Christian, Thierry et Stef, qui sont arrivés la veille et se sont installés ensemble. Mauvaise nouvelle toutefois : Christian vient nous saluer dès notre arrivée, mais nous informe également que Stef vient juste de chuter assez lourdement, à l’entrée du 6ème virage (repère D sur le plan). En effet, il a perdu connaissance quelques instants, et va se coltiner un bon mal de crâne toute la journée. Bien sûr, la moto est bien froissée également : Quasiment tout l’habillage, réservoir enfoncé, boucle arrière et pot tordus, platine sélecteur cassée… Heureusement, entre le prêt de matériel par des potes, et quelques coups de mains, il parviendra quand même à rouler pour sa qualif et ses courses. Mais les chronos ne sont plus ce qu’ils étaient avant la chute, où il avait réussi un très bon 1’23″ !!

Nous finissons de nous installer… pour nous apercevoir que si j’ai bien pris le barnum, j’ai oublié les murs !!! D’autant plus embêtant que, le camping-car étant assez petit, il était prévu que Kévin dorme sur un matelas sous le barnum… Celui de Christian a été plié par la tempête de jeudi, et comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, il va me prêter ses murs. Merci beaucoup mon pote ;-). Même s’ils ne sont pas parfaitement adaptés à ma structure, ça nous permettra quand même d’en monter un de chaque côté. Du coup, on laissera ouvert le devant, coté « sortie moto », et l’arrière, coté camping-car. Et on va emprunter une tente à la belle-sœur !

Notre campement. Kévin dormira dans la tente verte « Quechua »…

Installation terminée, repas pris (un peu à l’arrache, car Mimi n’étant pas encore revenue, du coup on n’a ni couverts ni verres !!), il est temps de se rendre aux divers contrôles. L’administratif, qui n’est qu’une formalité, a été fait le matin, mais avant de passer au technique, il me faut recoller mes numéros (car notés « non conformes » sur mon livret, à Nogaro, et que j’ai récupérés la veille !!) et retirer la béquille latérale, que je remonte à chaque fois pour faciliter les manœuvres à la maison. Cette fois, tout passe bien : Numéros OK, le pot (donc j’ai encore raccourci l’embout) n’attire plus la critique… Arrive la vérification de l’équipement. Ils hésitent un long moment sur mon casque, et ne parviennent pas à lire ce qu’ils cherchent sur l’étiquette ! J’utilise ce casque tous les jours, quel que soit le temps, depuis que je l’ai, et les inscriptions deviennent presque illisibles… J’ai beau leur faire remarquer que mon casque possède déjà la petite étiquette qu’ils apposent après un contrôle OK, ce qui signifie bien qu’au moins à la première course ils ont accepté ce casque, et que donc il doit toujours bien être homologué, ils ne veulent rien savoir : Ça sera bon pour cette fois, mais ils le notent sur leur liste d’engagés, et je dois trouver une solution pour la prochaine course. Soit changer de casque, soit le renvoyer chez Shark pour qu’ils remplacent l’étiquette. Génial !! 🙁
Enfin bref, au moins c’est bon pour cette fois, le weekend peut démarrer !

Maintenant que les formalités sont accomplies, on va pouvoir aller filer un coup de main à Stef, pour la remise en état de sa bécane. Changement de carénage prêté par un pote, une platine de repose-pied, le tube intermédiaire entre collecteur et silencieux qui a été bien tordu… Malgré ça, l’échappement ne tombe pas vraiment à sa place, par rapport à la patte de fixation sur la boucle arrière du cadre. Il faudra du temps pour se rendre compte qu’en fait, c’est la grosse pièce en alu, qui relie les 2 longerons de la boucle arrière du cadre, juste sous le dosseret de selle, qui a été tordue. Les longerons ne sont donc plus alignés, et du coup la patte n’est pas orientée comme il faut. Il va falloir en plus scier deux morceaux de cette pièce d’alu car, tordus, ils empêchent de remettre en place la coque de selle. Attaquer une moto de ce calibre à la scie à métaux, ça fait mal quand même… Mais quand il faut, il faut !!

Le reste de la soirée va se passer entre la finalisation de l’installation après l’arrivée de Mimi avec le camping-car, la découverte de celui-ci (trop cool), des conversations entre potes autour d’une bière. Sans oublier, bien sûr, le traditionnel et obligatoire briefing puis le tour du circuit à pied, toujours en compagnie de Laury Fremy et Axel Maurin. Tour qui va prendre environ 1h45 !! Nous allons ensuite rendre visite à notre voisin de paddock, ou plutôt à son sponsor, installé juste à côté : Un négociant en vins de Bordeaux, qui propose à la dégustation (et à la vente, bien sûr !) une sélection de leurs vins. On va se laisser tenter et en acheter quelques-unes au passage !!! Petit repas tranquilous, puis hop, direction le camping-car. Cette fois, c’est grand luxe !! (enfin, le camping-car est plutôt simple et pas tout jeune, mais par rapport à d’habitude, ça n’a rien à voir !)
Pas de réveil pour le lendemain : les qualifs sont à 11h15, je suis en 2ème série.

Du bon et du moins bon en qualifs…

Levé quand même assez tôt, je peaufine un peu la moto. Coup de chiffon partout, je rajoute 2 autocollants « Yamaha » sur le réservoir. Puis la séance d’essais  chronos arrive. Je redécouvre cette piste avec grand plaisir. J’avais un bon souvenir de la chicane rapide du départ (repère A sur le plan), et surtout du grand droite rapide en descente (G), que je prenais autour de 200 genou par terre avant un gros freinage. En fait, en essayant d’appliquer quelques-uns des conseils que j’ai retenus du tour à pied d’hier soir, je me régale quasiment partout, sauf sur la fin du circuit : La chicane très lente en descente (I) et, alors que l’an dernier je le prenais plutôt pas mal, le dernier droite (J), où je n’arrive plus à trouver une trajectoire qui me plaise… Malgré tout, la session se solde par un chrono de 1’27″486, avec la 13ème place de la séance, sur 33, et la 27ème place sur 62 au général des essais. Je me retrouve juste devant Christian, qui était en 1ère série, pour 75 millièmes, et nous partirons donc côte à côte, en Finale A donc ! Une petite revanche de Lédenon en quelque sorte !! Mais je ne me fais pas trop d’illusions pour la course : Christian découvrait la piste (juste 3 ou 4 sessions d’essais libres avant ces qualifs), et a certainement une marge de progression plus importante que moi… Très belle qualif de mon pote Denis Tacco, qui partira 20ème avec 1’26″806 ! Bon, par contre, la pole est en 1’23″208, 2″5 plus rapide que l’an dernier !! Le niveau général a sacrément évolué d’ailleurs : L’an dernier, avec le même temps, j’aurais été 4ème sur la grille ! Et si le milieu de grille était situé en 1’31″, cette année il fallait faire moins de 1’28″ pour accéder à la Finale A ! Au vu de tout ça, si mon 1er objectif est atteint (la Finale A), il risque d’être bien compliqué de réaliser le second, à savoir marquer des points, car pour ça, il faut remonter au moins 12 places, alors que je suis déjà bien satisfait de ce chrono !! Verdict dans quelques heures, car la 1ère Finale est à 16h40.

Pau 2012, Qualifs

Les résultats:

Série 1 — Tour par tour
Série 2 —
Tour par tour
Classement général

 

 1ère finale plutôt sage

Repas en famille, petite sieste in the camping-car (faut en profiter !!!), et hop, l’heure arrive vite ! Direction la prégrille (un peu spéciale à Pau : elle est très petite, on est relativement entassés et elle déborde largement sur le paddock !). Fin du tour de formation, et ça cafouille un peu au niveau de notre ligne : les commissaires qui tiennent les panneaux indiquant les n° des lignes 8 et 9 sont au même endroit, et on est plusieurs à se placer un peu n’importe comment. Le gars devant moi est à même pas 3 mètres, ce qui fait assez peu pour un départ. Bon, il reste le tour de chauffe, ils auront retrouvé leur position d’ici à ce qu’on revienne… En fait, pas du tout ! En comptant le départ ligne par ligne, puis le tour de chauffe, plus de 2 minutes ont bien dû s’écouler, mais quand on revient, les commissaires ne sont toujours pas sur la bonne ligne ! Je m’arrête un peu plus loin du gars devant moi, mais il est bien proche quand même. Si je réussi un beau départ, ce qui m’arrive assez souvent, je serai sur lui très très rapidement !! Du coup, pour anticiper, je me positionne légèrement tourné vers la gauche, afin de viser entre lui et son voisin, j’arriverai donc dans la chicane par l’extérieur, ce qui me semble de toute façon préférable, même si ça a failli très mal se terminer l’an dernier ! C’est quand même un peu la pagaille sur le fond de grille, mais le drapeau rouge s’efface déjà. Visière baissée, 1ère, moteur dans les tours… le feu rouge s’éteint, gaaaaazzzz !! Je pars plutôt bien, mais c’est pas exceptionnel non plus. Je négocie toutefois assez bien la première chicane, tout en mordant généreusement, par prudence, sur le béton intérieur du second virage, puis enchaine un premier tour assez rapide, mais pas encore assez : Quelques concurrents me repassent, il faut que j’apprenne à être plus agressif dès les premiers virages ! Parti 27ème, je boucle ainsi le 1er tour en 19ème position. Je perds une place au tour suivant, puis encore une 2 tours plus tard, après m’être fait déboiter par Christian ! Puis je remonte petit à petit ces 2 places perdues, en essayant de suivre Christian, mais j’ai bien plus de difficultés à dépasser les autres que lui avec sa 1000, et il s’éloigne peu à peu. Mais c’est la première fois que je le vois aussi longtemps en piste, y a du progrès !! Je me fais une belle frayeur à la sortie du dernier virage (J) : Etant sorti un peu trop large (même beaucoup !), j’accélère quand même très franchement, car la ligne droite suivante ne me pardonnera pas de trainailler !! Mais j’ai trop d’angle, et l’arrière décroche très violemment, je soulage les gaz in extremis, mais lorsque le pneu raccroche, je me fais éjecter, avec les pieds qui montent surement au-dessus de la selle. Je retombe dessus sans trop savoir comment (et c’est relativement douloureux !). Je remets aussitôt plein gaz et finalement, je crois que je n’ai même pas perdu de place dans l’affaire. Au tour 11, je me fais passer par Jonathan Luchini (GSX-R 600 n°227), que j’avais connu à Lédenon puisque c’était mon voisin de paddock, et avec qui on discute régulièrement depuis. Il découvrait la piste et était parti 4 places derrière moi sur la grille. Mais le bougre progresse très vite, et il a un style très déhanché, très beau à voir !! Je réussi à le repasser 2 tours plus tard mais il me repasse à nouveau dans le dernier tour. En fait, j’ai fait exactement la même boulette que l’an dernier : Au freinage qui suit le bas de la descente rapide (juste avant le repère H), alors que je revenais sur Aurélien Jacquemard (n°119), je n’ai pas suffisamment rétrogradé, et sors de l’épingle à gauche en 3 au lieu de 2. Verdict instantané : Aurélien me distance, mais en plus Jonathan se rapproche, et me passe à la sortie de la chicane (I). Il me reste, comme ultime possibilité de le repasser, de soigner ma sortie du dernier virage pour espérer le repasser avant la ligne. Je m’applique du mieux que je peux, j’accélère plus tôt que lui et remonte, mais doucement, tout doucement, alors que la ligne est déjà là !! Par désespoir et/ou hargne, je secoue la moto d’avant en arrière, pour la pousser, sur ses derniers mètres. On passe la ligne vraiment côte à côte, et je suis bien incapable de dire si j’ai réussi à passer ou non. Kévin, depuis le bord de piste, n’en sais rien non plus, et il faudra attendre l’affichage officiel : J’ai finalement réussi à la passer et franchi la ligne… 1 millième de seconde avant lui !!!! Dommage que c’était seulement pour la 18ème place. Pour la première fois de l’année, mon 2ème objectif n’est pas atteint, même si ça n’enlève rien au plaisir pris en piste ! J’ai pu descendre encore un peu mon chrono, en 1’26″956, soit une demi-seconde plus vite qu’en qualifs. Christian, de son coté, a réussi à remonter jusqu’à la 12ème place, avec un meilleur tour en 1’26″333. Progresse vite le bougre !!! MAIS COMMENT EST-CE POSSIBLE ??? (l’intéressé comprendra 😉 ) Jonathan a vu « en live » ma figure, et à voir sa tête, ça avait l’air plutôt impressionnant !! On se régale de notre petite passe d’arme, il est content de m’avoir suivi plusieurs tours, ce qui l’a aidé à affiner ses  trajectoires, et je suis content d’avoir réussi à reprendre « ma » 18ème place sur le fil !! Mais nul doute qu’il va encore progresser en course 2, et qu’il va être difficile de le contenir une 2ème fois !

Pau 2012, Course 1

Retour au calme et à la bonne ambiance de la vie de paddock : On discute entre potes, ou avec d’autres concurrents qu’on connait moins, chacun raconte un peu sa course, on regarde déjà quelques vidéos embarquées, boit un coup… Repas en famille, puis on retourne chez Christian pour voir le ¼ de finale France-Espagne… Heureusement, l’ambiance sera de bien meilleure qualité que le match !!! Puis il est temps d’aller au dodo. Demain, Finale 2 à 14h. Je sens qu’il ne va pas être très facile de manger !!

La course filmée par Christian !!

Les résultats:

Classement — Tour par tourLap chart

Finale 2 mouvementée

Réveil assez matinal, enfin, vers 7h30 quoi… Je me lève pour prendre le p’tit déj tranquille, profiter un peu du calme du paddock à cette heure-là. Et puis j’attends aussi un coup de fil de Rémi qui, comme à Nogaro, viendra nous rejoindre. Mais cette fois il ne vient pas seul, toute la famille l’accompagne. Soit 6 personnes, plus mon beau-frère et ma belle-sœur, qui nous ont prêté le camping-car et nous ramènent la voiture au passage. A ce propos : Merci à tous les potes pour m’avoir donné suffisamment de passes pour tout le monde !! Ils arrivent autour de 10h. On va voir un peu ce qui se passe en piste, avec malheureusement quelques « belles » chutes en 500 Promo, dont celle d’un voisin de paddock, assez sérieuse… J’espère que tout est rentré dans l’ordre pour lui !!! L’heure du repas approche, forcément un peu plus mouvementé que d’habitude. Mais ça ne suffit pas vraiment à me détendre, car la course n’est plus loin, et la tension prend toujours un peu le dessus, coupant un peu l’appétit au passage ! Le footing habituel remet un peu d’ordre dans tout ça ! Allez zou : on s’équipe et direction la prégrille !

Et cette fois encore, il va y avoir un couac : Alors qu’on est tous à nos places, un sifflet retentit, indiquant l’ouverture de la piste. Je ferme la combi, remet casque et gants, et avance dès que ceux de devant en ont fait de même. Mais un feu rouge nous attend sur la voie d’accélération, et on nous arrête. D’après ce que j’entends on a trop trainé à prendre la piste, et ceux qui sont arrêtés là devront partir du fond de grille !! Je ne comprends pas trop, parce que je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir trainaillé depuis le coup de sifflet, et vu le nombre que nous sommes (plus d’une dizaine), il est peu probable que tout le monde soit en retard !!! On finit donc le tour de formation, à l’issue duquel une jolie pagaille nous attend : Beaucoup ne comprennent pas pourquoi on est reculés en fond de grille ! Pour ma part, comme Christian, je fais comme si de rien n’était et prend ma place normale (ceci dit, 27 et 28ème, c’est déjà quasiment le fond !). Idem à la fin du tour de chauffe, et on pourra prendre le départ normalement… Allez, concentration : Faut partir fort et, surtout, essayer de prendre moins de temps que d’habitude pour trouver un rythme rapide ! Le feu passe au vert et… Je réussi sans doute un de mes meilleurs départs depuis que j’ai commencé la course ! Mon lâcher d’embrayage est quasi parfait (à mon niveau, hein !), je passe 2 lignes presqu’immédiatement, et arrive sur la chicane avec plus de vitesse que pas mal d’autres. J’y entre large et, comme en première manche, mord sur le béton intérieur du 2ème virage de ce pif-paf. J’essaie de garder pas mal de vitesse dans le long droite qui suit et en ressort, d’après Kévin, en 11ème position ! Je garde quasiment cette place jusqu’au 1er passage sur la ligne… Jusqu’à ce qu’on nous présente un drapeau rouge, à cause d’une double chute en fin de peloton, dans le 1er passage dans le droite après le départ… Oh noooon ! Ce départ, ce premier tour à bon rythme, tout ça pour rien !! Et je ne suis pas du tout sûr de réussir aussi bien le prochain ! Enfin, pas le temps de s’apitoyer, il faut terminer ce tour, au ralenti, et reprendre place sur la grille.  L’évacuation des motos ne dure pas trop longtemps, et la procédure recommence avec un nouveau tour de chauffe. Mon moral en a quand même pris un coup, et je me dis que j’ai surement raté une chance de faire un résultat correct… Effectivement, le départ suivant est beaucoup moins fulgurant. J’arrive toutefois à gratter quelques places au moment du départ (je dirais entre 5 et 10) puis, en entrant dans la chicane, l’adrénaline de la course reprenant le dessus, je me dis : « Bon, départ moyen, faut compenser en attaquant dès maintenant !!! ». Je passe pas mal de pilotes supplémentaires, en étant plus agressif dans la chicane et le double droit qui suit puis en trouvant d’entrée un rythme relativement rapide, pour finalement boucler ce 1er tour à la 14ème position. Reste à essayer de conserver cette place, mais, durant les premiers tours, je me fais systématiquement doubler dans la ligne droite, pourtant pas si longue que ça, mais comme je sors moyennement bien du dernier droit avant la ligne, je n’arrive pas à y prendre suffisamment d’avance et me fait passer avant l’entrée de la chicane… Je me démène comme je peux pour essayer de reprendre ceux qui me passent dans ce bout droit. J’en passe notamment quelques-uns dans le grand droite en descente (G) ou au freinage qui suit. Ce virage en descente est, avec la chicane qui suit le départ, LE passage gros cœur de ce circuit. J’y ai atteint un peu plus de 240 km/h compteur, le genou frottant généreusement par terre, et même une ou deux fois l’arrière en dérive !! Bon la dérive n’était pas vraiment volontaire et ça donne un bon coup de stress !! En fait, c’est plutôt mon pneu arrière qui commence à avoir un peu moins de grip, et qui va m’empêcher d’accélérer aussi tôt que je le souhaite. Du coup, j’ai bien plus de mal à compenser mon manque de puissance par des accélérations plus précoces… C’est notamment gênant à la sortie du droite qui commande la descente (F), qui est en dévers et engendre des glisses systématiques et assez importantes, m’obligeant à mettre moins de gaz,  et à la sortie de celui qui commande la ligne droite (J). Déjà que j’ai toujours du mal à y trouver la bonne trajectoire (bien que ça soit mieux qu’en première course), si maintenant je ne peux plus en sortir fort, ça complique tout !! Du coup, j’en remets une couche au niveau freinages et prise d’angle, pour essayer de passer là où j’en ai les moyens. Mais c’est un peu plus risqué, et il va du coup y avoir quelques contacts : Un concurrent que je viens de passer dans le long droite en descente essaye de me reprendre au freinage, par l’extérieur du coup, je ne me laisse pas faire mais il se rabat pour entrer dans le virage un peu comme s’il était déjà passé. On se touche, ça secoue un peu, mais bon, tout le monde reste sur ces roues et surtout, il n’est pas passé !!! Un ou deux tours plus tard, alors que je me fais une énième fois passer dans la ligne droite, je me dis « Bon, cette fois y en a marre, tu le repasses de suite ! ». J’essaye de revenir au contact dans la chicane et lui fais les freins dans le droite suivant. Mais visiblement il ne me voit pas et se rabat sur moi, alors que je ne pense pas avoir spécialement élargi mon entrée de virage… On se retouche, mais cette fois c’est un peu plus violent, je suis obligé de redresser légèrement. Je reste sur la piste mais lui va faire un tour dans l’herbe !!! Je lève immédiatement la main pour m’excuser et continues sur ma lancée. Je ne pense pas particulièrement être en tort, mais ça ne coute rien ! La fin de course approche, ceux qui me précèdent sont à 3 ou 4 secondes devant moi (un groupe de 4 ou 5 pilotes, composé notamment de Christian et Jonathan qui, comme je m’en doutais un peu, à encore bien progressé sur ce tracé, et m’a passé sans que je puisse vraiment résister…) et sauf incident je n’en rattraperai aucun, et il y a derrière moi le même écart, suffisant pour me mettre à l’abri d’un retour dans le dernier tour… Et voilà la ligne d’arrivée, que je franchi finalement en 16ème position. Pas de points non plus cette fois-ci donc… Sniff ! Dommage que je n’ai pas réussi à rester au contact de Christian ou Jonathan, car ils terminent dans un groupe de 4 très serré, 3″4 devant moi, et en bagarre dans le dernier tour, ça aurait pu sourire !! Je termine avec un chrono encore amélioré d’une demi-seconde, en 1’26″460, avec 4 tours sous les 27… Ce que je retiens de cette course : sensations encore en hausse, notamment dans cette fameuse descente, où j’arrivais à prendre environ 30 km/h plus vite que pendant les qualifs, quelques contacts un poil virils (j’ai la peinture d’un concurrent sur mon carénage…). Et malheureusement, un pneu arrière un peu trop usé, qui me handicapait trop sur quelques sorties de virages… Dire qu’avec un pneu neuf je serais resté au contact du groupe est un peu hasardeux, mais c’est sûr que ça aurait aidé ! Sur les 13 tours qu’a duré la course, il y en a très peu (3 ou 4, pas plus) où j’ai pu prendre la chicane du départ sans personne devant pour me boucher la visibilité, vu que je me faisais souvent déboiter juste avant. Sachant que cette chicane qui passe entre 200 et 210 km/h (vu sur la vidéo embarquée d’un collègue, pas le temps de regarder en course !! D’ailleurs je pensais pas que c’était autant !) et qu’elle demande un timing assez précis, ce n’est pas évident de l’attaquer avec une moto devant qui gêne la visibilité ! Sûr qu’avec un pneu neuf, qui m’aurait permis d’accélérer plus tôt et donc de moins me faire doubler dans ce bout droit, j’aurais été moins gêné ! Enfin bref, c’est la course mais, comme tout pilote qui se respecte, je suis bourré d’excuses pour justifier une mauvaise place !!! 😀

Pau 2012, Course 2

Les résultats:

Classement Tour par tourLap chart
Classement journée

Il est maintenant temps de tout remballer, ce qui, vu la main d’œuvre présente, est relativement rapide, de dire au revoir à la famille. Nous ne partons pas de suite : Christian nous a invités à venir boire un coup après la finale des 1000, entre autres pour arroser le double podium de Chistophe Loiry (deux fois 2ème en Finale B !).

Ce qui conclut de façon agréable ce weekend : Un petit verre de champagne entre collègues, alors que le paddock est déjà presque vide,  avant de reprendre la route et retourner à la « vraie vie »… D’ailleurs, heureusement que Christian nous a proposés ça : pendant qu’on buvait un coup, on a entendu l’annonce au haut-parleur demandant aux pilotes de ne pas oublier de rendre le transpondeur… Et pour la première fois, je l’avais complètement zappé !!! Ouf !

Pau 2012, Paddock

Il me reste maintenant deux course pour clôturer cette saison, à domicile : Alès les 18 et 19 aout, Lédenon les 1er et 2 septembre. Rendez-vous dans 2 mois donc !!!

BONUS: un petit film monté par mon beau-frère Olivier !!

Merci à lui pour le boulot de montage et la touche humoristique !!! 😉

(4 commentaires)

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    • Rémi on 30 août 2012 at 16 h 58 min

    Wouah dis donc, tu t’es lâché sur le CR là ! Mais toujours intéressant à lire, je précise ! 😉
    Ce fut sympa ce dimanche de course. Pour moi vivement l’année prochaine, et en moto je l’espère !

    • olivier on 30 août 2012 at 22 h 00 min

    comme d’hab super sympa le CR ! et puis la video du bof ça ça le fait !

    • olivier on 30 août 2012 at 22 h 10 min

    comme d’hab super CR ! et la video du bof ça le fait !

  1. J’ai absolument bien aimé votre article ! C’est carrement sympa de voir une présentation très bien poussé et détaillé sur le sujet. Un grand merci de votre précision !

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